18 janvier 2007
L'incompris
Consigne n° 37 de Paroles Plurielles
(Je rappelle que le texte doit être inspiré de la représentation)
"Une photo piquée sur le blog de mon perroquet préféré, qui a un talent fou pour trouver toujours de magnifiques photos - Incipit : "je suis un génie et je suis modeste"
« Je suis un génie….et je suis modeste. » 
Je l’entendis distinctement. Prononcé comme un murmure, mais d’une façon tellement profonde qu’elle ressortait comme une intime certitude. Je me promenais tranquillement, les bras tic-tacant au rythme de mes pas, le nez en l’air, admirant les magnifiques bâtisses de cette ville inconnue. L’esprit serein, savourant simplement le fait d’être là.
Je l’entendis distinctement et ma curiosité naturelle me poussa à tourner le visage dans la direction d’où venait ces mots, apportés dans un souffle de vent.
Il était là, le dos courbé sur les pages noircies d’un cahier à spirales qu’il regardait d’un air interrogatif, les yeux perdus dans le vague.
Je fus submergée d’une irrésistible envie de connaître cet homme, qui m’attirait étrangement. Son air de poète perdu, la désinvolture qui émanait de sa personne toute entière, sa façon de bouger ses mains longilignes et nerveuses, la pâleur étonnante de sa peau, mais surtout la tristesse de son cœur, ses pleurs inaudibles, qui assombrissaient jusque son regard. Ce regard fixé sur ces pages qu’il ne semblait pas voir. Comme dans une immensité de désespérance.
Une envie brûlante de lui parler, de le prendre dans mes bras, de le réconforter, et de lui arracher un peu de sa douleur, comme l’instinct spontané vers un enfant qui vient de tomber et de s’écorcher le genou.
Une chaise, près de lui sur cette terrasse presque déserte, semblait m’attendre et comme attirée par un aimant invisible, j’allais m’y asseoir.
Il continuait de parler, comme un discours à lui-même, questions et réponses mélangées. D’autres bribes me parvinrent. «…. toute mon âme dans ces mots » ou encore « …tant d’années consacrées pour une passion incomprise.. » Je compris instinctivement que pour la énième fois, son oeuvre avait été refusée. Roman, recueil de poèmes, biographie, philosophie, histoire ? Cela me questionnait.
Il me revint immédiatement en mémoire mes cours de littérature. Je me revis telle une marionnette, petit personnage insouciant de la force des mots, traversant les livres que je ne prenais même pas la peine de lire et de comprendre. Je me revis construire des bateaux de papier, des feuilles arrachées.
Mais cet homme, là, assis près de moi, je compris que les mots, c’était toute sa vie, sa vie tout court.
Et moi, sans l’avoir lu, je le crus. Il était un génie, et il était modeste.
10 janvier 2007
Poème
Ton corps
L’immensité de ton corps envoûtant
Dans mes paumes ouvertes, insaisissable
Entre mes sens ta vie coule lentement
De tes bienfaits, je te suis redevable
Comme un miroir de l’infini du ciel
Tu nous offres des irisations sans nom
Des bleus merveilleux doux comme du miel
Aux verts chatoyants de la régénération
Dans l’infinie tiédeur de tes bras
Tes enfants, les poissons se promènent
Bercés dans la douceur de tes vagues
Ton ventre chaud les couve comme une mère
Oh, Eau aux si merveilleuses couleurs
Toi, qui nourrit avec délice notre terre
Nous lave du monde et de sa noirceur
Puisses-tu être éternellement notre mère
Auteur : modestement...moi
08 janvier 2007
les mots : fricoter
Et bien si ce soir, vous avez envie de mitonner un bon petit plat comme le faisaient nos grand-mères, savez-vous que vous FRICOTEZ !!
Définition
du Petit Larousse : accommoder en ragoût. Peut-être avez-vous déjà entendu ce verbe ? mais savez-vous que vous fricotiez aussi lorsque vous étiez petites et que vous complotiez tout bas avec vos copines
pour faire une bonne blague. Et oui, fricoter est aussi synonyme de : manigancer, faire secrètement…
et que vous fricotiez aussi quelques années plus tard… et là, pas forcément avec les copines (chacun fait ce qui lui plaît), car ce verbe veut aussi dire : avoir des relations sexuelles !
En gros, nous fricotons tout au long de notre vie......
22 décembre 2006
Amertume
Paroles Plurielles - Consigne 35
Peinture faite par Pivoine lors d’un séjour à Hurtebise
Amertume
Assis devant son chevalet, empli de vague à l’âme
Il recherchait éperdument cette magnifique inspiration
Qui l’avait surpris, comme dans la mer, une lame
Avait réveillé en lui une étrange sensation
Imperceptiblement la grande idée s’était envolée
Au plus profond des tiroirs de son inconscient
Des méandres enchevêtrés où se mêlaient ses pensées N’apparaissaient plus que des filaments rouge sang
Une soudaine colère s’infiltra dans tous ses pores
Dans ces nerfs, dans ses veines, dans son esprit
Tout son être contracté en un désespérant effort
S’affirma l’idée qu’ il n’était doué que pour les écrits
Peintre pauvre, pauvre peintre, il resterait toujours
Comme son père le lui avait si souvent reproché
« Peintre, jamais tu ne seras, tu n’en as pas l’amour »
Désormais dans son coeur, un pincement était accroché
Il décida d’aller visiter une galerie récemment ouverte
Espoir inespéré d’un apaisement de ses tourments
Admirer et admirer encore tant d’œuvres à lui offertes
Exorciser ses remords et ses peurs pour un instant
Emerveillé devant la magnifique toile d’une nature
Qu’une certaine Pivoine avait si merveilleusement peinte
Il décida d’abandonner définitivement la peinture
Et se dit qu’après tout, les mots aussi laissent leur empreinte
02 décembre 2006
Les mots..
Piam-piam :lentement, tranquillement - Se royaumer : se prélasser, prendre du bon temps
Miclette : qui se mêle de tout - Bateuiller : bavarder - Torailler (ou torrailler): fumer beaucoup - Raouatter : gratter - Piorner : pleurnicher - Avoir la rizoule : avoir le fou rire
*Schlass : mots allemand : ivre
Dès qu'il y a des mots, il n'y a pas de sens véritable. Pourtant voici des mots.
Que faire ? Lis entre les lignes ou bien, lis ce qui est dit et non écrit, ou bien, vois ce qui est montré et non dit, ou encore comprends le sens de ce qui n'est même pas montré. C'est-à-dire regarde en Toi. Les mots sont à l'extérieur, mais la signification est à l'intérieur.
Osho Rajneesh
01 décembre 2006
Des mots suisses....
Voici un petit texte comportant des mots suisses, dont certains revenaient régulièrement dans les propos de ma mère. Ces mots sont restés dans la famille bien sûr, et j’imagine qu’ils se transmettront de génération en génération…..
Le vieil homme
Je l’aperçus de loin. Il marchait piam-piam dans ce petit chemin sinueux, tellement étroit qu’on n’aurait pu s’y promener à deux. Il avait l’air d’être tout à ses pensées. Il paraissait si vieux. Il était si courbé qu’on pouvait ressentir le poids des ans sur ses épaules. Il pensait. Il se rappelait ses années d’adolescence, ses folles soirées avec les copains, ses nuits entières passées dans les bals. AH ! ces bals, c’était quelque chose ! Il rentrait chez lui complètement schlass* mais au moins il avait le temps se royaumer à cette époque…… pas comme quand il a dû se mettre à travailler si dur aux champs, tous les jours de sa vie d’adulte, jusqu’à il n’y a pas si longtemps quand il s’est aperçu que décidément, sa hanche le faisait trop souffrir et qu’il ne pouvait vraiment plus se passer de sa canne. Quand il s’est aperçu qu’il n’y voyait presque plus. Quand il s’est aperçu qu’il ne pouvait même plus tenir les outils dans ses mains calleuses et arthritiques…..
Il se souvenait aussi combien il était une vraie miclette. Oh oui, il y était vraiment de toutes les conversations, il n’arrêtait vraiment pas de bateuiller avec tout le monde. Les gens du village l’appréciait pour ça.
Et ses copains, ses copains ! ils les aimaient bien ses copains mais ils n’arrêtaient pas de lui demander une pièce par ci, une pièce par là. Il aurait préféré que son père ne soit pas le plus gros fermier de la région. Ces histoires d’argent, ce n’était jamais bon. Mais il ne se laissait pas faire ! Il prêtait oui, mais il n’oubliait jamais de rapercher son argent. Autant qu’il raperchait régulièrement le fond de son assiette pour ne pas en perdre une miette, comme sa mère le lui disait si souvent quand il était petit.
Il se rappelait aussi combien, malheureusement, il avait toraillé pendant ces années folles…et encore et encore jusqu’à 3 paquets de tabac dans la semaine…Maintenant il avait sans cesse un chat qui raouattait dans sa gorge
Mais, malgré tout, il ne regrettait rien. C’était le bon temps la jeunesse.
Maintenant il n’avait plus d’appétit, plus d’envie, plus de copains. Sont tous morts les copains. Maintenant, il n’avait plus jamais la rizoule, tout juste s’il souriait de temps en temps.
Maintenant, il passe son temps à piorner sur son sort, cette vieillesse qui est là et qu’il n’a pas vu venir. »
Je pense que vous aurez, en gros, le sens de chaque mot
A plus tard pour leur définition !
10 novembre 2006
Au bout du chemin
Consigne n° 33 de Paroles Plurielles : une œuvre du peintre belge Léon Spilliaert.
La phrase finale doit être « c’est décidé, elle vivra centenaire. »
Le temps passait. Inlassablement, inexorablement.
Comme tous les matins de sa vie, il enfila son vieux manteau, terne et gris, parsemé de tâches dont il ne savait même plus la provenance et qui, de toute façon, ne le gênaient plus depuis longtemps. Son aspect extérieur tout comme son aspect intérieur ne lui importait plus depuis longtemps. Il posa sur sa tête cet éternel chapeau qu’il ne quittait jamais, sortit et ferma consciencieusement sa porte. Il se demandait à chaque fois, pourquoi il fermait toujours sa porte à clef puisqu’il n’y avait aucune âme qui vive à des km à la ronde. Mais cet acte, comme tous ceux qu’il faisait, était empreint de cette minutie dont il aimait s’enorgueillir. Il enfonça ses mains dans ses poches, se retourna face à la mer et reçu immédiatement sur le visage le souffle violent de ce vent glacial qui sévissait continuellement dans la région. Il emprunta automatiquement le chemin qu’il prenait tous les jours depuis qu’il avait hérité de cette maison. Chemin qui d’ailleurs avait été creusé par ses pas.
Lui, qui avait toujours été un homme actif, qui vivait une vie de fou dans la grande ville se demandait encore comment il avait pu se décider un jour à accepter cet héritage ! non seulement à l’accepter mais à l’habiter. Cela l’étonnait encore, après toutes ces années.
Il se sentait tellement seul maintenant et cette solitude durait depuis 10 ans, depuis qu’il était venu se perdre dans ce désert. Il marchait lentement, respirant l’air frais à grandes goulées tout en ressassant ses idées noires. Il se surprenait lui-même à parler aux grains de sable qu’il foulait vivement exultant sa colère - de ses gros godillots troués. Il contemplait la mer , qu’il aimait et détestait de même , et se mettait aussi à parler aux vagues qu’il entendait se gonfler et retomber dans un grand brouhaha rageur. Enfin, c’est ce qu’il ressentait mais la mer, ici, était tout le temps déchaînée. Il parlait aux oiseaux et lançait même des cris aux mouettes qui tourbillonnaient inlassablement au dessus de sa tête. Par moment, lui aussi rêvait de pouvoir voler, d’appartenir à l’espace. Il rêvait souvent de pouvoir visiter le monde. Il regardait l’horizon sans le voir, les yeux troubles et aveugles, perdu dans l’ atmosphère immense de cette plage sans fin, de cette mer sans fin, de cette solitude sans fin. Il s’assit, là où tous les jours il s’asseyait, coincé entre deux dunes qui le protégeaient légèrement de ce vent infernal. Il se sentait brisé. Il s’allongea et ferma les yeux, essayant d’occulter les bruits de l’eau qui finissaient vraiment par lui taper sur les nerfs. Il fit le vide – un vide aussi vide que celui de sa vie et là, comme par magie, il LA vit.
Elle était là, comme un voile, comme un mystère, comme un nuage.
Elle était légère comme un vent tiède qui caresse la peau. Libre comme une ombre qui n’existe qu’un instant furtif. Elle était comme un mirage, comme un miracle. Elle était transparente comme la brume matinale d’été qui annonce la chaleur. Il sentit une onde de chaleur lui parcourir le cœur et l’âme. Elle montait les marches d’un édifice tout à coup érigé devant ces yeux. Il ne l’avait jamais remarqué avant. Elle était la légèreté même, si aérienne, si volubile, si pure, qu’il sut immédiatement que c’était son destin d’attendre tant d’années dans ce trou perdu AFIN de la rencontrer. C’est son chemin, son but – sa vie. Il reçut cette image comme un flash, un éclair, LE but de son existence. Il se dit qu’ enfin il vivait et qu’il pourrait vivre ainsi encore pendant cent ans. Il sut, dès cet instant, il en fut convaincu, intimement, que ce serait elle désormais qui l’aiderait à vivre, à être lui.
Il ne savait pas pourquoi cette longue période de cent ans lui venait été venu à l’esprit, comme une certitude. Mais il venait de passer tellement de temps à ne pas se poser de questions, qu’il occulta celle-ci pareillement. Il en était sûr, tout simplement. Alors il dit à voix haute – comme pour immortaliser cette vision féerique « c’est décidé, elle vivra centenaire ».
05 novembre 2006
Les mots : béjaune
Comme je vous le disais...il y a quelques temps, j'avais envie de créer une rubrique sur les mots inutilisés, ou inventés ou rigolos.. J'avoue que j'avais un peu laissé tombé, ayant - comme beaucoup - plein d'autres en-cours.. Me consacrant actuellement presque uniquement à la mosaïque de mon paravent, ce qui va m'occuper pour les mois à venir, je vais essayer de reprendre cette rubrique un peu plus régulièrement. Aujourd'hui :
Imaginez-vous vivre une petite centaine d’années en arrière ou plus… Une petite place de village, calme, le quarteron des anciennes qui, pour occuper leurs temps, se rendent toujours à la même heure, toujours sur le même banc, toujours assises à la même place . Vous vous promenez tranquillement, bras dessus, bras dessous avec votre promis, en gambadant gaiement et, pas le choix, vous êtes obligée de passer près du clan des p’tites vieilles…vous hésitez car vous savez qu’elles cherchent toujours de nouveaux sujets de bavardage. Mais bon, tant pis, vous prenez amoureusement votre fiancé par la main (et oui, à l’époque, c’était obligatoire…d’être fiancé, pas de se prendre par la main), et vous accélérez un peu le pas. Bien sûr, les p’tites vieilles baissent le ton , mais vous distinguez quand même le mot béjaune dans leur conversation. Toute ravie de ne pas être leur sujet de commérage, d’autant plus que votre plus grand désir est de devenir ornithologue, vous levez immédiatement la tête en espérant apercevoir ce « jeune oiseau dont la partie du bec est encore jaune ». Vous avez beau scruter, plisser les yeux, et scruter encore le ciel, pas d’oisillon en vue…… Le béjaune en question vous tenait la main !! ..dans le temps, le béjaune était employé pour montrer un jeune homme inexpérimenté, un benêt.
21 octobre 2006
L'amour des mots
Découvert depuis peu, j’ai envie de vous parler de ce blog, à vous qui aimez écrire. J’avoue que je suis tombée par hasard dessus (comme souvent), en cliquant par curiosité sur un lien trouvé chez Carambole - mais son contenu m’a tout de suite plu.
Je pense plus particulièrement à certaines de vous qui venez me lire et qui donnez le sentiment d’ avoir cet amour des mots. Vous vous reconnaîtrez ! Allez y faire un p’tit tour et si vous ressentez ce besoin de transposer votre imagination en mots, vous ne serez pas déçue(s) !
http://coumarine2.canalblog.com
J’ai pris le coche trop tard pour la consigne dont le sujet était
« Elle attend mais elle ne sait plus trop ce qu’elle attend depuis le temps ».
Alors, après tout, comme les textes que nous écrivons, nous aimons les faire partager, voici ce que m’a inspiré cette phrase :
Elle se tenait, là, sur ce banc. Tous les jours, à la même heure, elle s’était donné à elle-même ce rendez-vous matinal. Le premier de la journée, de sa journée qui, de toute façon, ne comportait jamais d’autre rendez-vous. C’était comme un rendez-vous avec elle-même, elle qui n’attendait rien en fait. Le soir, elle remontait son vieux réveil mécanique. Etait-elle la seule à posséder encore un de ces vieux réveils noirs, surmonté de deux clochettes ? Cet sorte de réveil archaïque, on ne la trouvait plus nulle part, sauf chez elle. Elle le remontait donc, minutieusement, chaque soir en pensant à ce rendez-vous qu’elle s’était donné le lendemain, tous les lendemains et elle s’endormait en y pensant, comme une rengaine familière, ses moutons à elle. Le matin, elle se levait, choisissait minutieusement les vêtements qu’elle allait porter. Cette robe là, non, elle ne pouvait convenir à un rendez-vous avec soi même. Celle-ci, oui, simple, sobre, sans fioriture, grise, monotone comme celle qui allait la porter et qui n’avait d’autre rendez-vous que ceux qu’elle se fixait. Et puis, elle sortait, sans oublier de fermer sa porte à clef. Pourquoi ? Qui aurait l’idée de pénétrer dans une antre aussi triste, aussi sordide. Mais c’était son chez-elle, aussi morbide qu’il puisse être, il lui appartenait. Il lui ressemblait, elle qui attendait tous les jours sur ce banc, le visage posé dans les mains, les yeux portés vers l’horizon, transparents à force d’être dans le vague. Elle restait là, prostrée, des heures, quelquefois la matinée entière et elle attendait, mais elle ne savait plus trop quoi. Elle attendait, c’est tout.
25 septembre 2006
Un verbe suisse......
Et bien , dans la famille, on routrouille, de père en fils – plutôt de mère en filles.. Déjà petite, j’entendais très souvent ma mère prononcer ce mot que je trouvais rigolo. Combien de fois ne l’ai-je entendu me dire : « arrêtes de routrouiller, mets vite tes chaussures - ou viens faire ceci ou cela !.. » Un verbe pur Suisse, origine maternelle !
Je n’aurais pas fait mieux, aussi je vous donne la définition de ma sœur :
« une définition de routrouiller..hm.. je te remercie de m'avoir posé cette bonne question... alors, voyons... visualisons Maman qui routrouille......... voilà, on arrive sur le parking de Leclerc. Elle coupe le contact. Elle a oublié de remonter les vitres. Elle remet le contact. Elle remonte les vitres. Elle met sa "canne" ( antivol au volant). Elle sort de la voiture. Elle s'aperçoit qu'elle a oublié de fermer la canne à clé. Elle se rassoit dans la voiture, elle donne un coup de clé dans la canne, elle re-sort. Une fois qu'elle a attaché sa canne antivol, elle prend son sac à l'arrière, elle fouine pour trouver sa liste de courses puis elle cherche son peigne et coiffe ses trois poils comme elle dit.
Donc là çà fait déjà 5 bonnes minutes que j'attends à côté de la portière. Elle attrape son sac, à l'arrière. Elle cherche où elle a bien pu mettre sa liste de courses. Bon, j'ai largement le temps d'aller chercher mon caddie. Quand je reviens, elle a la tête plongée dans son coffre. Elle ne retrouve pas ses sacs Leclerc. elle m'accuse de tous les lui piquer... elle refait le tour de la voiture. Bon çà y est elle a son sac, sa liste, ses sacs Leclerc. Elle ferme sa voiture.
Ah! elle a oublié le jeton pour son caddie. Elle rouvre. Heureusement le jeton est posé à l'avant de la voiture, y’a pas à le chercher. Donc elle le prend, elle referme... là on est pratiquement à 12 minutes de routrouillage. «





