Le blog de Brie

Du bois, des outils, des idées, un peu de courage, beaucoup de patience...et du temps !! De la mosaïque, du plâtre coloré, des p’tits cailloux, des coquilles d’œufs… et bien d’autres choses. Des réflexions, des bricolages, des bidouillages, du jardinage..

10 décembre 2006

T'es plus là pour me dire que c'est pas la mort

T’es plus là pour me dire que c’est pas la mort
Je vois les hommes courir,
Ils se sont tous égarés dans les rues du monde6812926_p
T’avoir perdu m’a rendu amorphe
Mais est-ce une excuse ?
T’es plus là pour me dire que c’est pas la mort
Je sais pas où t’es mais je veux tout voir
Certains ouvrent lentement leurs yeux
Et leurs langues traîtresses disent des horreurs
Mais dois-je les écouter ?
T’es plus là pour me dire que c’est pas la mort
Sans toi, je patauge dans la boue de la vie
Au fond d’mes yeux, il n’y a plus que des ravins
Et ce fleuve de détresse obscurcit  tes lueurs
Retrouverais-je la lumière ?
T’es plus là pour me dire que c’est pas la mort
Je me berce dans des illusions fantasmagoriques
C’est dur tu sais, j’peux plus bomber le torse
Je combats avec toutes les sueurs de mon corps
T’es plus là pour me dire que c’est pas la mort
Je sais pas où t’es mais je veux tout voir
J’me sens larguée, seule sur le bord de la route
Les morceaux de mon cœur éparpillés dans le vent
Je sens le sol trembler sous mes jambes cotonneuses
qui ont peur d’emprunter les sentiers inconnus
T’es plus là pour me dire que c’est pas la mort
Sans toi, je deviens chrysalide
T’es plus là pour me dire que c’est pas la mort
Pour toi,  je resterais cristalline

Poème dédié à mon époux décédé le 9 décembre 2002


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27 septembre 2006

Les rides...

Je trouve cela beau les rides. Elles sont le reflet de notre vie. rides2

Rides pleines de gaîté de ces moments de joie qui nous ont été offerts. Rides pleines de tristesse, traversée des moments douloureux inévitables de la vie. Rides toutes de tendresse du regard posé sur les êtres que nous chérissons. Rides pleines de tourments des heures passées au chevet des petits soudain atteints d’une maladie infantile, qui bien que nous la sachions sans gravité, chavirent nos cœurs de mères. rides1Rides pleines de compassion devant la détresse de certains êtres oubliés du monde. Rides, empreintes de la sagesse acquise des années vécues. rides3

Rides pleines de peur à l’approche de la perte imminente d’un être qui nous est cher, ces rides pleines de la souffrance de nos moments d’angoisse.  Rides d’espérance de l’attente d’un instant tant désiré. Rides de l’absence de nos amours disparus. Rides libératrices lorsque l’enfant naît.

Rides pleines d’impatience. Rides de fatigue, creusées par nos nuits sans sommeil.

Rides de homme_rid_l’angoisse de nos solitudes. Rides de bonheur à la simple vu d’un sourire.

Rides burinées de soleil par les travaux des champs. Rides de joie, remerciement d’un nouveau jour qui se lève. 

Rides marbrées,  qui virevoltent sur nos visages, tels des enchevêtrements de fils. Comme elles s’y plaisent, elles s’y croisent et s’y recroisent encore. Elles se touchent pour mieux se séparer. Elles l’occupent avec bonheur. Nos visages sont comme leur terrain de jeux.


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29 août 2006

Je voudrais dire

Voilà ce qui me plaît. Etre en liberté, la nuit, au bord de calmes eaux courantes. Des coucher_de_soleil_4instants qui m’ont toujours semblés empreints de mystère, où l’on se sent si proche de la nature, en harmonie avec le monde. Le clapotis de l’eau, les grenouilles qui clament leurs amours, les bruissements des arbres qui chantent au gré du vent, ces milles bruits inconnus et quelquefois inquiétants. La nuit, les ténèbres, cette ambiance qui nous entoure, cette absence des bruits familiers. Et lorsque qu’on tourne son regard vers le ciel, que  l’on voit briller les étoiles, qu’on n’entend plus le son de la voix humaine, on ressent encore avec plus de force notre isolement. On se retrouve séparée de tout, livrée à nous-même. nuit1Quelquefois une terrible impression de solitude nous étreint. On se repense au temps où les rivières, les montagnes et les animaux étaient l’univers. Plus de ville, plus de route, plus de maison, plus de modernisation, plus rien. Rien d’autre que nous. Comme si nous ne faisions qu’un avec la nature et les animaux. Un sentiment d’ harmonie, de symbiose . Et quand le jour se lève, c’est une merveilleuse émotion de sentir la lumière du ciel nous couler dans les yeux. Un vrai bonheur.
  Je voudrais dire à tous ceux qui n’ont jamais dormi à la belle étoile, de tenter cette  expérience, de quitter leurs lits douillets, de s’allonger dans l’herbe où sur une plage, de s’abandonner et de laisser la lumière glisser sur leur corps.


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23 août 2006

L'amitié

Ma sœur me disait récemment « et toi tu as des amis d’enfance… fidèles…..comment tu fais ? »

Il est vrai, j’ai très peu d’amis récents. Mes amis, de plus, habitent loin de chez moi. Où plutôt l’inverse. Mes vrais amis ? j’en ai deux, du temps de nos années scolaires, amitiés de plus de 30 ans. Le temps ne compte plus. Nous ne nous voyons vraiment plus très souvent……. Mais à chaque fois, c’est comme l’impression de s’être quitter la veille. L’amitié c’est comme une plante que l’on bichonne, que l’on soigne régulièrement pour que sa tige reste solide et que ces fleurs gardent leurs couleurs éclatantes. Il faut l’entretenir. Il y a les coups de téléphone, les appels pour les évènements importants, où tout simplement pour le plaisir d’entendre nos voix – et maintenant les messages - qui nous permettent de rester proches par l’esprit, de pas nous éloigner en pensées. Nous avons forcément pris chacun des chemins différents… J’avoue que, quelquefois,  les soirées passées ensemble me manquent, les visites impromptues…….et puis, restent présents les souvenirs du temps passé, de ces soirées à deviser sur nos avenirs, sur nos espoirs, de ces disques où de ces bouquins échangés, de ces petits partages de notre vie quotidienne de l’époque, de ces petits cadeaux réciproques faits seulement pour apercevoir la lueur de la joie dans les yeux du destinataire, toutes ces petits détails réciproques qui nous réconfortent , ces petites choses, qui font que nous nous sommes choisis……..Mes amis, oui, me sont très chers…

Un ami, je crois, est un peu comme un membre de notre famille. Il nous connaît. Il comprend nos joies et nos peines… il n’a pas besoin de combler nos silences ; Il est toujours là dans les moments importants, comme dans les moments joyeux ou tristes. Il est là, il nous aide, il nous porte par sa seule existence. Nous avons besoin de lui, comme nous ressentons qu’il a besoin de nous.

Je crois qu’en fait, l’amitié ne peut se révéler qu’avec le temps, avec le temps du passé, avec le temps du présent, et celui de l’avenir. Elle a besoin de se construire, comme nous nous construisons nous-mêmes.


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30 juillet 2006

Regarder en arrière.

Je ne vous raconterais pas ma vie, juste vous dire seulement qu’à un tournant de mon existence,  je me suis retrouvée presque  nue  comme au premier temps  de ma vie de jeune femme : plus de mari, plus de maison, plus de travail,  avenir incertain…. Première réaction : retrouver du travail, surtout  rester dans ce chemin tout tracé, la seule reconnaissance qui nous fait vivre, celle sans laquelle la société ne nous reconnaît pas  parmi les siens. Un an de vaine recherche, un an à tenter de  rester dans Le système , un an à croire encore au miracle, un an à espérer que l’être humain est humain et non pas un pion parmi des milliers, un an à  essayer de croire qu’on fait  encore partie de la fourmilière,  un an à douter, un an à me poser des questions qui m’ont souvent empêcher de dormir.. De longs moments de solitude, de tourments, de peur,  de troubles, de réflexions,  d’accablement devant cette réalité  (trop vieille pour travailler… à 40 ans ?). Période transitoire –  oh combien nécessaire et bénéfique - qui m’a  forcée à me poser les questions essentielles :  « qu’as tu fait de ta vie ? » - «que désires-tu vraiment ? »
Questionnement, cheminement, recueillement et puis….une petite porte s’ouvre et l’on aperçoit une étincelle, une légère lueur ,  toute floue encore,  frémissante, tremblotante qui peu  à peu  s’affermit,  devient  claire, droite, nette, indiscutable. Une lumière qui vient de s’allumer, irisée de couleurs : vert, jaune, bleu, or, arc en ciel, un souffle de chaleur qui illumine l’esprit, réchauffe l’âme, une évidence. Est-ce cela la conscience ? A ce moment, j’ai  su qu’il était temps de vivre, de vivre vraiment  pour moi. Alors,  le calme est revenu, la sérénité, je me suis sentie moi, je me suis sentie vraie, je me suis sentie en  paix . Je me suis rendue compte qu’il était maintenant primordial  de prendre possession  de cette liberté,  pas la liberté imposée, non,  mais celle que je venais de ressentir dans mon esprit, dans mes os, dans mes muscles, dans mes nerfs, dans chacune de mes fibres. Je me suis aperçue que j’avais en moi des possibilités insoupçonnées, reléguée dans un petit coin de ma conscience , et que faute de courage, je n’avais pas su comprendre …parce qu’on nous a inculqué que la vie c’était être bon à l’école, avoir des diplômes, avoir un bon métier pour gagner de l’argent et  acheter une voiture,  qui contribuera à polluer l’univers  et vous fera oublier que vous avez des pieds pour marcher,  acheter  une maison qui vous obligera à travailler toute votre vie pour en couvrir  les traites, construire une famille même si vous ne voyez pratiquement jamais votre femme, faire des enfants, qui reprendront le flambeau et  paieront vôtre retraite  et surtout, surtout ne rien dire, ne pas se révolter, supporter,  reléguer au fin fond de vous vos envies,  vos rêves,  vos désirs,  vos plaisirs, vos vrais besoins, devenir plus mouton que le mouton lui-même.  Tous ces  sentiments que certains ressentent tout jeune, d’autres après bien des années,  mais que beaucoup n’ arrivent jamais à connaître car il est toujours difficile de regarder dans le fond de son cœur si personne ne nous a appris à le faire. J’ai la chance d’avoir pu ouvrir ce tiroir de ma propre conscience. Il n’est jamais trop tard.
Moi aussi autrefois, j’avais cru à ces choses ; moi aussi, je m’étais construis un refuge de certitudes et de facilité,  mais le temps, les mauvaises passes, l’âge, le sentiment d’être quelqu’un de plus adulte et de plus entier m’a permis de m’éloigner de cette conspiration des ordres établis. J’ai enfin ouvert les yeux devant le mensonge des fausses libertés et des fausses contraintes, devant les révoltes sans gloire, devant  ces sécurités serviles. J’ai compris qu’il fallait bâtir son monde et non pas se laisser modeler par lui. Qu’il fallait se mettre face à la lâcheté de notre propre conscience, qu’il fallait tenter de voir clair en soi et autour de soi, pour pouvoir avancer dans nos propres rêves, pour pouvoir grandir, pour ne plus avoir peur de ne pas exister devant le regard des autres.. Pour être soi et  savoir qu’au moment suprême, lorsque viendra le moment de contempler sa vie parcourue, on pourra  regarder en arrière sans remord


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07 mars 2006

6 vérités farfelues !

Une idée d’Alex ….. 6 vérités farfelues !  Allez, je me lance……

1 - Ca commence le matin au petit déjeuner : je tartine du camenbert sur mon pain que je  trempe dans mon café  !! Oui, oui, vous allez peut être trouver ça bizarre mais je vous assure que c’est excellent.  Moi, je ne peux pas commencer ma journée de bonne humeur sans ce succulent départ…

2 - Je me coiffe souvent avec des  tresses, comme lorsque j’étais petite……. Eh oui, le retour de Heidi  !! (surtout que je suis blonde, et oui !!) Bon c’est peut-être pas si farfelu…mais c’est surtout pour m’éviter des tonnes de temps à me démêler !!

3 – Je ne peux pas dormir si toutes les portes ne sont pas grandes ouvertes - et les fenêtres entrebaillées..sinon j’ai l’impression de ne pas avoir assez d’air (phobie ?). - hey, pas la porte d’entrée quand même ! sinon aie aie aie les voleurs surtout que moi je n’ai pas le don de Super Jamie Alex !

4 – Je fais des grimaces sans arrêt. Ca, il paraît que c’est de famille !! Bon d’accord, ça donne des rides (Laissez-nous vieillir !) mais ça singe_animefait aussi marcher les zygomatiques…et les autres muscles dont je ne connais pas le nom…..

5 – J’enlève l’arête des sardines !! bah oui, pourtant c’est minuscule……

6 – J’adore le goût de l’Aspirine, je m’en prends même un de temps en temps par plaisir… même si je n’ai mal nulle part. C’est pas débile, ça ?

A votre tour, mais laissez-moi un p’tit commentaire que j’aille aussi rigoler un peu……


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20 février 2006

Parler de soi....

Bonjour,

Ma vie a été traversée, comme tant d’autres, de soleil et de pluie, de chaleur et de froid, de ces moments où l’intensité du bonheur nous donne le sentiment d’être hors du temps, de ces moments d’attente, de monotonie, de ces périodes si pleines de non-sens que l’inutilité de notre existence  nous ronge, de ces phases noires où l’on se sent si seule, triste  et perdue…

Un souvenir m’est revenu. Lors d’un passage dans un centre de (soi-disant) ré-orientation, un exercice nous était demandé « décrivez-vous en quelques lignes »… à cette époque, mon être était si vide que je n’ai dû écrire que 3 lignes……

Si je devais me décrire……

Spontanée,  impulsive, je suis parfois excessive,  je ne sais pas m’arrêter, j'ai du mal à ne rien faire, du mal à ne pas penser, à ne pas imaginer,  j'ai la tête toujours en effervescence,  pleine d’envie de nouvelles créations. J'aime les couleurs, j’aime le noir. J’aime la nature, je ne supporte pas qu'on ne la respecte pas,  j’aime les feuilles, les arbres,  les rivières, les galets, les bouts de bois trouvés sur les rives. J’ai peur du  vide, j’ai peur de l’avenir pour nos enfants. J'aime ces petites choses toutes simples comme regarder un coucher de soleil. Je n’aime pas l’inutile,  les gadgets, les fanfreluches , le maquillage, toutes ces choses qui ne servent à rien, tout ce qui est superflu. J'aime le printemps, les fleurs des champs. J’aime les ambiances feutrées. J’aime les feux de cheminée, j’aime ces moments à lire lovée sur mon fauteuil à côté du poële, j’aime l’odeur du bois qui brûle. J’aime me lever très tôt et profiter de cette solitude lorsque tout le monde dort encore. J’aime la franchise, l’amitié, le naturel. Je n’aime pas les grasses matinées, les petits-déjeuners au lit, le froid, la neige qui tombe, les décorations de Noël. J’aime les balades à pied, à vélo,  j’aime que l’on m’écoute. Je n’aime pas la méchanceté gratuite, les hypocrites, les prétentieux, les vantards, les gens corruptibles, les gens suffisants et fiers qui étalent leur savoir, leur richesse, les gens méprisants qui se moquent de la fragilité des autres. Je déteste la haine, les disputes, les  guerres. J’aime le vent, les nuages, la chaleur, les animaux. Je n’aime pas la ville et ses bruits. Je n'aime pas le racisme, la politique et ses gens de pouvoirs. Je n’aime pas les  jaloux , les envieux, les je-sais-tout. J’aime les montagnes et ses couleurs qui passent par tous les tons, j’aime son silence. Je suis introvertie, j’ai du mal à dire ce que je pense, j'ai souvent un caractère de chien, je suis chiante,  j'ai des côtés maniaques, je sais péter les plombs quand tout va mal,  je suis parfois rancunière.  Je peux être  gaffeuse. Je peux aussi parfois être  rancunière, influençable, naïve,  égoïste même. Je suis généreuse, intrègre, tant en amitié qu’en amour. Je suis lucide sur la vie, sur la cupidité de certains, sur le monde dans lequel nous vivons, sur ses différences et ses indifférences. Je suis têtue, souvent contradictoire. Je n’aime pas la consommation excessive, Je n’aime pas ce que devient notre monde, je n’aime  pas l’injustice. J’aime les choses bizarres, hétéroclytes,  tout ce qui n’est pas programmé. J’aime le changement,  jouer au caméléon, étonner, être déraisonnable, faire des choses folles, faire le contraire de ce qu’on attend de moi. Je suis gaie,  je suis triste, j'aime les fous rires. Je peux aussi être nostalgique, pessimiste, déprimée, rêveuse……

Comment peut-on se décrire en quelques lignes ?

lignefleurs

Posté par Brie à 11:20 - Un peu de moi... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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